La Chambre

RDV d’affaires : un avenir commun pour l’e-commerce et le commerce physique

Les ventes en ligne et en magasin s’inscrivent dans un parcours d’achat de plus en plus intégré.

Comment articuler ces deux canaux, exploiter les données pour éclairer les décisions et construire des relations durables avec les clients ? Ces questions étaient au cœur du RDV d’affaires de la CCIFP organisé le 3 novembre 2026 à Varsovie.

Consacrée au thème « E-commerce et commerce traditionnel : concurrence ou avenir commun ? », la rencontre a permis d’examiner la transformation du commerce à travers les expériences d’entreprises de la distribution, de la beauté et du marketing. Le débat a réuni :

  • Rémi Ganne – Empik Group;
  • Tomáš Hruška – L’Oréal ;
  • Piotr Piętka – Publicis Groupe ;
  • Marta Subko – Dékuple Poland ;
  • Szymon Turnau – Auchan Retail Polska.

Les échanges ont porté sur des solutions concrètes mises en œuvre par les entreprises, tout en croisant les expériences des marchés polonais et français.

Le digital et le physique comme canaux complémentaires

L’un des principaux enseignements du débat concernait la nécessité d’appréhender ensemble les ventes en ligne et en magasin. Les consommateurs passent librement d’un canal à l’autre : ils découvrent les produits sur internet avant de les acheter en boutique, ou consultent l’offre sur place puis commandent en ligne. Analyser ces comportements séparément empêche de saisir l’ensemble du parcours d’achat.

L’exemple d’Empik a illustré cette complémentarité. La livraison gratuite d’une commande en magasin associe la commodité de l’achat en ligne à une visite susceptible de générer des ventes supplémentaires. Selon l’information présentée lors du débat, un client sur cinq venant retirer une commande dans un magasin Empik effectue à cette occasion un achat complémentaire. Le point de vente physique participe ainsi au développement des ventes en ligne tout en prolongeant le contact avec la marque.

De nouvelles plateformes dans le respect de l’expérience client

Les réseaux sociaux viennent également enrichir ce parcours. Les échanges ont notamment mis en avant TikTok comme véritable canal de vente dans le secteur de la beauté. Le développement sur ces plateformes soulève toutefois la question de la présentation de l’offre et de la cohérence de la marque.

Les exemples évoqués par L’Oréal ont rappelé que l’ouverture d’un nouveau canal ne doit compromettre ni l’expérience client ni les valeurs de la marque. La discussion a également abordé le positionnement des marques de luxe sur les réseaux sociaux. Le choix du lieu de vente compte autant que la manière de communiquer avec le consommateur et de construire la relation aux différentes étapes de son achat.

Les données et l’IA au service des décisions

Articuler les canaux suppose aussi de réunir les connaissances sur le client. Le débat a souligné que les entreprises disposent de nombreuses données sur les comportements des consommateurs, mais que celles-ci restent souvent dispersées entre les services. Ce cloisonnement complique leur exploitation pour concevoir les campagnes et mesurer l’effet du marketing sur le chiffre d’affaires.

C’est dans ce contexte que la place de l’intelligence artificielle a été abordée. Multiplier les contenus générés ne garantit pas de meilleurs résultats commerciaux. Les échanges ont mis en avant l’intérêt d’utiliser plus largement l’IA pour analyser les données, anticiper les comportements des consommateurs et accompagner la planification ainsi que les décisions stratégiques.

L’exemple d’Auchan Retail Polska a illustré ces applications opérationnelles : l’entreprise utilise l’IA pour prévoir la demande, gérer les stocks et optimiser les livraisons. La discussion sur la technologie a ainsi porté sur son rôle dans l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et de la performance économique de l’entreprise.

Des expériences polonaises et françaises complémentaires

La réflexion sur les outils et les canaux de vente a conduit à une question plus large : celle de la stratégie de développement. Pour le marché polonais, le débat a souligné la rapidité de la digitalisation du commerce, l’ouverture au changement et la volonté d’expérimenter de nouvelles solutions. Les expériences françaises ont mis en lumière la construction des marques dans la durée, la valorisation de leur héritage et le travail continu de fidélisation des clients.

Le rapprochement de ces perspectives a montré comment les entreprises peuvent s’inspirer des deux marchés. L’agilité dans l’adoption de nouvelles solutions peut s’accompagner d’une attention constante à la cohérence de la marque et à une relation client qui dépasse la transaction ponctuelle.

De nouvelles entreprises au sein de la CCIFP

La rencontre a également été l’occasion de découvrir de nouvelles entreprises membres, présentées par leurs représentants :

  • NATEK POLAND – Arkadiusz Iłgowski ;
  • LEBEK LUXEMBOURG – Emmanuel Lebek ;
  • KANCELARIA RADCY PRAWNEGO KAMIL RADKIEWICZ – Kamil Radkiewicz ;
  • MOREUS – Grégoire Gregory.

Nous leur souhaitons la bienvenue au sein de la communauté CCIFP !

Nous remercions les intervenants pour leur participation, le partage de leur expertise et leurs exemples concrets, ainsi que tous les participants pour leur présence. Rendez-vous lors des prochains RDV d’affaires pour poursuivre les échanges et développer les relations au sein de la communauté d’affaires franco-polonaise.

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