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L’OCDE a publié ses Perspectives économiques d’automne

<p style="text-align: justify;">Mettant en exergue la fragilité de la reprise dans une zone euro demeurant grevée par la faiblesse de sa demande intérieure, l’organisation s’inquiète des risques de déflation menaçant l’Union monétaire et invite ses membres à combiner politiques budgétaire et monétaire – à travers la mise en place d’un véritable programme d’assouplissement quantitatif par la BCE – afin d’écarter le risque d’une stagnation prolongée ; ces mesures ne doivent cependant pas se substituer, souligne-t-elle, à la poursuite de réformes structurelles qui demeurent indispensables à la ranimation de la croissance potentielle de la zone.</p>
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L’orientation de la conjoncture dans les pays d’Europe centrale et balte apparaît, dès lors, relativement favorable compte tenu de la situation géopolitique et des perspectives médiocres de leurs partenaires d’Europe occidentale ; elles apparaissent de fait substantiellement revues ? la hausse dans certains pays d’Europe centrale, au premier rang desquels la Hongrie, pour laquelle l’OCDE conjecture désormais des croissances de 3,3% et 2,1% en 2014 et 2015 (contre 1,3% et 0,5% au mois de mai), et la Slovénie, dont la croissance a été revue de 1,8 point ? la hausse ? 2,1% en 2014 (1,4% en 2015). Les six pays d’Europe centrale et balte concernés devraient par conséquent tous afficher des taux de croissance supérieurs ? 2% cette année (voir cicontre).
La dégradation des perspectives externes a logiquement conduit, selon les estimations de l’OCDE, ? une réorientation des moteurs de l’activité vers la demande intérieure qui devrait reposer de manière croissante – ? l’exception de la Slovaquie, voire de la République tchèque, où le gouvernement prévoit un relatif assouplissement de sa politique budgétaire en 2015 – sur le secteur privé au cours des prochaines années (voir ci-contre). Si elle devrait principalement être tirée par l’investissement des entreprises en Pologne et, surtout, en Hongrie (voir ci-contre), la demande intérieure devrait en revanche plutôt reposer sur la consommation des ménages en Estonie ou en Slovaquie. La contribution ? la croissance des échanges extérieurs ne devrait être substantielle, sur la période 2014-2016, qu’en Slovénie et, ? partir de 2015, en Slovaquie ; elle devrait s’avérer négative, cette année, tant en Pologne qu’en Hongrie.
Source : Service économique régional de l'Ambassade de France en Pologne