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Les consultations publiques de la première version du projet de « Politique énergétique de la Pologne jusqu’à 2040 » sont prévues jusqu’au 15 janvier 2019
<p style="text-align: justify;">D’après le projet, les dépenses pour la réalisation de la Politique s’élèveront à 400 Md PLN (93 Md EUR). En 2040, la production d’électricité atteindra 231,8 TWh contre 165 TWh en 2020 et la part du charbon dans le mix électrique tombera à un tiers. Le premier réacteur entrerait en fonction en 2033.</p>
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Les centrales ? gaz joueront un rôle de support pour les ENR, tandis que parmi les ENR l’augmentation de la puissance installée sera avant tout l’œuvre du photovoltaïque et des parcs éoliens, notamment offshore. Les analystes du marché de l’énergie sont assez sceptiques quant ? la faisabilité de la PEP2040. Ils reprochent notamment au projet son imprécision sur le financement du nucléaire et l’abandon irrationnel des parcs éoliens on-shore. Le Ministre de l’énergie a expliqué le retrait de l’éolien terrestre du fait des protestations des populations locales et des promesses électorales du parti PiS. Les experts y voient plutôt la volonté de s’assurer le soutien des mineurs qui craignent pour leur avenir. Les acteurs du secteur des ENR estiment que le retrait de l’éolien on-shore, tel que prévu dans la PEP40 ne se fera pas, car les parcs existants opèreront jusqu’? 2040, leur durée de vie étant de 25-30 ans. Le modèle de financement du nucléaire n’a toujours pas été communiqué. Par ailleurs, la mise en exploitation du premier réacteur en 2033 est une prévision ambitieuse, d’autant plus que les chantiers de ce type ont connu et connaissent d’importants retards. Au-del? du nucléaire, certains analystes estiment que la PEP2040 n’est pas réaliste financièrement. Les dépenses annoncées sont supérieures ? l’EBITDA du secteur et représentent six fois la capacité de financement actuelle, alors que le secteur est endetté. Le Ministre de l’économie maritime et de la navigation fluviale reproche de son côté au document le peu d’attention consacrée aux centrales hydroélectriques, alors que le potentiel des fleuves polonaises n’est pas négligeable et que cette technologie devrait être mieux prise en compte dans la PEP2040. Source : PEP2040 -SER Enfin la Chambre Suprême de Contrôle (équivalent polonais de la Cour des Comptes) considère que le document présenté par le Ministère de l’énergie n’est pas le document exigé par la loi énergétique. Il y manque l’évaluation de la politique énergétique pour la période précédente et le programme d’actions pour les quatre prochaines années. Le projet de la PEP2040 ne détaille pas non plus les estimations du coût des investissements ni la durée de réalisation de parcs éoliens offshore (ce qui ne permet pas d’évaluer objectivement les possibilités d’atteindre les objectifs présentés dans ce document).
Source : Service Économique Régional