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Le taux directeur de la Banque centrale (NBP) demeure inchangé à 1,50%
<p style="text-align: justify;">Le Conseil de la Politique monétaire (RPP), le premier présidé par le nouveau gouverneur de la Banque centrale Adam Glapinski, a décidé, le 6 juillet dernier, de laisser son taux directeur inchangé à son étiage historique de 1,50% après l'avoir, pour rappel, abaissé de 50 points de base lors de sa réunion du 5 mars 2015 ; le taux d'escompte, le taux de facilité des dépôts et le taux lombard restent également inchangés à, respectivement, 1,75%, 0,50% et 2,50%.</p>
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Le communiqué publié ? l'issue de la réunion du RPP indique que la politique monétaire et le taux directeur actuels instaurent un climat favorable au maintien de l’économie polonaise sur la voie d’une croissance durable et ? la préservation des équilibres macroéconomiques. Cependant, les risques ? la baisse sont élevés : l’économie globale demeure modérée, tandis que l’incertitude pèse sur l’environnement économique auquel s’ajoutent les implications du Brexit sur les marchés financiers, qui a accru l’aversion au risque. Concernant la Pologne, les derniers indicateurs macroéconomiques (fort accroissement des salaires, amélioration de la confiance des ménages, hausse de l’utilisation des capacités des entreprises et stabilité de la croissance du crédit au secteur non-financier) démontrent que l’économie devait de nouveau s’accélérer après avoir légèrement ralenti au T1. Soutenue par la hausse de l’emploi, l’accélération attendue de la croissance des salaires et de l’augmentation des allocations familiales, la demande des ménages devrait continuer ? être le principal facteur de croissance. En particulier, la NBP considère que le programme d’allocations familiales 500+ devrait contribuer ? la croissance du PIB, alors que l’incertitude, dont les principales sources sont le Brexit et la volatilité des prix des matières premières, représente un risque pour l’activité économique et les prix.
La Banque n’observe aucune pression inflationniste, la croissance des salaires moyens nominaux étant modérée et l’écart de production négatif, ce qui maintient tant l’IPC et l’IPP annuels en-deç? de 0%, principalement, en raison de la chute des prix des matières premières et de la déflation importée, qu’accompagnent les faibles anticipations d’inflation. Sur la base de ces constatations, la NBP considère avec une probabilité de 50% que la croissance des prix soit comprise entre -0,9 et -0,3% en 2016 (-0,9- 0,3% selon la prévision de mars), 0,3% et 2,2% en 2017 (0,2-2,3%) et 2,1 et 2,6% en 2018 (2,1-4,4%). La NBP a, en outre, revu ? la baisse sa prévision de croissance pour 2016 comprise entre 2,6 et 3,8% (3,0- 4,5%) en ligne avec l’abaissement réalisé par le FMI, entre 2,4 et 4,5% (2,6-4,8%) en 2017 et entre 2,1 et 4,3% (2,1-4,4%) en 2018.
Source : Service Économique Régional