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Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a estimé que le projet controversé de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne ne servait pas "les intérêts européens", dans une lettre au président de la Commission, Jean-Claude Juncker

<p style="text-align: justify;">"Il nous rendra plus dépendant de l'approvisionnement russe" et "renforcera la position du géant gazier russe Gazprom comme fournisseur de gaz dominant au sein de l'UE. Cela ne servira pas les intérêts européens." Le projet Nord Stream 2, qui divise les Européens, doit venir doubler d'ici la fin 2019 les capacités de son grand frère Nord Stream 1, et permettre à plus de gaz russe d'arriver directement en Allemagne, via la mer Baltique sans passer par l'Ukraine.</p>

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Défendu par Berlin, le projet est vivement critiqué par plusieurs pays de l'est de l'Europe, Pologne en tête, dans un contexte de tensions géopolitiques entre l'Union européenne et Moscou depuis le conflit ukrainien de 2014. Toutefois, lors du vote au sein de la Commission, des propositions du mandat pour les négociations avec Gazprom au sujet de Nord Stream 2, seule la commissaire polonaise, Mme Bieńkowska, était contre, car dans le projet du mandat il est constaté que le troisième paquet énergétique de l’UE ne s’applique qu’?  la partie terrestre du gazoduc. Les propositions du mandat seront bientôt présentées au Conseil européen pour adoption dans les jours ?  venir. Dans un communiqué du vice-président de la Commission pour l’union énergétique, M. Sefcovic, il est déclaré que  ? Nord Stream 2 ne contribue pas ?  la réalisation des objectifs de l’union énergétique. Toutefois, s’il est construit, nous devons veiller ?  ce qu’il soit exploité d’une manière transparente et conformément aux principes de l’UE concernant le marché de l’énergie  ?. La Commission confirme que Nord Stream 2 entrave l’accès aux nouvelles sources d’approvisionnement et aux nouveaux trajets de livraisons de gaz et permet ?  Gazprom de renforcer encore sa position sur le marché du gaz et de remettre en question le transit par l’Ukraine. Quant ?  Gazprom, il déclare ne pas voir des raisons pour discuter avec la Commission de l’application ?  Nord Stream 2 des dispositions du troisième paquet énergétique. Certains pays occidentaux soutiennent le projet malgré une forte opposition de la part des pays de l’Europe centrale et orientale. Le financement de Nord Stream 2, évalué ?  9,5 Md EUR, a été bouclé fin avril. Gazprom en sera le seul actionnaire, tandis que ses partenaires - le français Engie, les allemands Uniper (ex-EON) et Wintershall (BASF), l'autrichien OMV et l'anglo-néerlandais Shell - en financeront la moitié ?  parts égales. Chacun des cinq industriels européens contribuera ainsi ?  hauteur de 950 M EUR.

Source : Service Économique Régional

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