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Le nouveau ministre des Finances Pawel Szalamacha a réaffirmé les réserves du nouveau gouvernement quant à l’entrée de la Pologne dans la zone euro

<p style="text-align: justify;">Le ministre considère que l’adoption de la monnaie unique "ne constituait pas une priorité" pour le gouvernement, qui juge le maintien du złoty comme un élément important de la souveraineté nationale.</p>

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Estimant, sur la base d’arguments historiques, que la possession d’une devise nationale propre constituait l'un des piliers d'un Etat souverain au même titre que sa population, ses frontières ou sa culture, M. Szałamacha a estimé que la devise nationale n’était "aucunement un fardeau" et qu’il n’apparaissait, par conséquent, pas opportun de se priver d’un tel outil. M. Szałamacha considère, par ailleurs, qu’il existe ?  l’heure actuelle peu d'arguments de nature économique convaincants en faveur de l’adoption de l’euro dans la mesure où la zone euro ne constitue pas, a-t-il rappelé, une zone monétaire optimale.

L'union économique et monétaire apparait en effet, selon M. Szałamacha, comme un projet politique avant d’être un projet économique viable ; elle induirait, estime-t-il, avant tout des conséquences négatives, en particulier pour les pays moins développés qui ont été confrontés au problème d'une surchauffe de la consommation sur fond de taux d'intérêt anormalement bas sans que l’entrée dans la zone euro s’accompagne d’une hausse parallèle de la compétitivité et de la productivité dans les Etats concernés, où l’adoption de l’euro aurait selon lui entraîné des conséquences négatives pour le secteur industriel et conduit ?  la désindustrialisation des Etats membres. M. Szałamacha a par ailleurs fait écho aux arguments – aujourd’hui largement contestés par les études de la BCE – faisant de l’adoption de l’euro un facteur de hausse des prix ?  travers  ? l’effet cappuccino  ? qui induirait selon lui, suite au changement de devise, une hausse de prix immédiate préjudiciable aux personnes ?  bas revenus. Le nouveau ministre des Finances a enfin indiqué que le zloty pourrait devenir, ?  terme, une devise de réserve si l’économie polonaise continuait ?  croître rapidement tout en reconnaissant qu’elle demeurerait nécessairement minoritaire face ?  l’euro, au dollar, au yen et au livre, qui constituent, a-t-il rappelé, au moins 95% des réserves de change détenues par les Banques centrales.

Source : Service Économique Régional

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