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Le gouvernement a décidé la fusion de la société KHW (Katowicki Holding Węglowy - Holding Charbonnière de Katowice) avec PGG (Groupe Charbonnier Polonais), successeur de la Kompania Węglowa créé le 1er mai 2016
<p style="text-align: justify;">KHW L’aggravation de la situation financière de KHW pourrait mener à un défaut trésorerie pour assurer les rémunérations du mois de mars. L’opération de fusion comprendrait la reprise par PGG de deux mines de KHW, actuellement non rentables, et qui auront besoin d’être renforcées d’un montant supplémentaire de 400 M PLN (93 M EUR), indépendamment de la contribution au capital de KHW de trois nouveaux actionnaires.</p>
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Węglokoks participera déj? au capital ? hauteur de 150 M PLN (34,4 M EUR), l’électricien Enea avec 350 M PLN (80 M EUR) et la Société Financière Silesia qui versera 200 M PLN (46 M EUR). Le Ministère de l’énergie souhaite que les banques créancières convertissent une partie de la dette de KHW en actions de la nouvelle PGG qui sera issue de cette fusion. Il cherche aussi ? trouver un quatrième investisseur qui participera au sauvetage du projet. Selon les spéculations des media polonais, il peut s’agir du groupe pétrolier PKN Orlen dont le bénéfice net a battu un record en 2016 avec un montant d’environ 5,7 Md PLN (1,33 Md EUR). Il pourrait lui être demandé d’injecter 400 M PLN (93 M EUR) dans le capital de l’entité fusionnée. La fusion projetée doit faire l’objet d’une nouvelle notification ? la Commission européenne, ce qui peut s’avérer difficile, étant donné que, sous pression des syndicats, certaines mines prévus ? la fermeture dans la notification précédente (septembre 2016) peuvent poursuivre leur activité. Actuellement, le Ministère de l’énergie négocie avec les syndicats les termes de la fusion qui devrait s’opérer ? la fin de ce trimestre. A ce jour, ces négociations n’ont pas abouti ? un accord. Les syndicats contestent le projet de système de rémunérations, s’opposent ? la réduction de leurs avantages pécuniaires et demandent des garanties d’emploi, de fonctionnement de toutes les mines et d’un niveau promis des investissements dans PGG.
Source : Service Économique Régional