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Le 27 février, le groupe pétrolier PKN Orlen et le Ministère de l’énergie ont signé une lettre d’intention portant sur la fusion d’Orlen et de son concurrent local Lotos

<p style="text-align: justify;">Dans une première étape PKN Orlen reprendrait au Trésor au moins 53% des actions de Lotos. (L’Etat détient 53,19% des actions dans Lotos). Les principes détaillés, le modèle financier et l’échéancier de la transaction envisagée feront l’objet d’analyses. L’objectif de la fusion est de constituer un groupe fort et intégré qui pourrait être compétitif sur le marché international et mieux résister aux fluctuations conjoncturelles dans ce secteur.</p>

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PKN Orlen, contrôlé ?  27,52% par le Trésor, est le plus grand groupe polonais avec un CA de presque 19 Md EUR en 2016. L’achat des actions détenues par l’Etat coûterait ?  Orlen entre 5,5 et 6 Md PLN (1,3-1,42 Md EUR). Pour finaliser la fusion il sera nécessaire d’amender la législation sur les sociétés stratégiques et d’obtenir l’accord de Bruxelles. La législation polonaise ne permet pas au Trésor de vendre des actions des sociétés figurant sur la liste des sociétés stratégiques. Or, Lotos y figure, ce qui implique le vote d’un amendement autorisant la transaction envisagée. Par ailleurs, le Président de l’Office de Protection de la Concurrence et des Consommateurs (UOKiK) a émis un avis relatif aux CA des deux groupes (excédant 250 M EUR) : l’accord pour la fusion devrait relever de la compétence de la Commission européenne. Après la fusion le groupe consolidé aura la part de 66-75% dans les ventes de gros de carburants et détiendra 45% des stations-service fonctionnant dans le pays. Quoique le PDG d’Orlen, M. Obajtek, assure que Lotos demeurera une société autonome dans le cadre du groupe PKN Orlen et continuera de payer ses impôts ?  Gdańsk tout en gardant son logo, le Ministre de  l’énergie, M. Tchórzewski, déclare penser ?  une entière intégration ?  terme des deux groupes. Sinon, les effets escomptés de synergie n’auront pas de sens. Il a aussi assuré que les clients des stations-service n’auraient pas ?  craindre l’impact de la fusion sur les prix de détail des carburants, car la présence en Pologne de stations-service détenues par les grands groupes pétroliers européens assure un bon niveau de concurrence.

Source : Service Économique Régional

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