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Le 22 novembre, le Conseil des ambassadeurs des Etats membres (Coreper) a adopté la révision de la directive ETS, déjà votée le 8 novembre.
<p style="text-align: justify;">La Pologne n’a pas votre contre cette réforme, car on a réussi à y inclure certains postulats polonais » - a dit M. Paweł Sałek, plénipotentiaire du gouvernement polonais pour la politique climatique. Selon le vice-ministre, il s’agit avant tout de l’absence dans le texte final de seuil d’émission 450 kg CO2/MWh et de l’augmentation du fonds de modernisation.</p>
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Néanmoins, selon les experts du secteur électrique (site internet sectoriel Wysokie Napiecie), les conclusions de ces négociations sont accablantes pour le ministre polonais de l’environnement et révèlent soit le manque de coordination avec le ministère de l’énergie, soit l’entrée trop tardive dans la négociation ainsi que l’isolement de la Pologne qui a perdu ses alliés bulgares et roumains, voire l’erreur d’appréciation des enjeux : en se focalisant sur l’absence de seuil d’émission alors que la majorité soutenait la proposition France/ Allemagne/ Scandinaves/BENELUX de proscrire le financement des centrales recourant aux énergies fossiles, la Pologne n’a pas su se positionner sur la défense de la cogénération et les réseaux de chaleur qui auraient pu être bénéficiaire du système ETS.
Source : Service Économique Régional