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Le 11 septembre la Commission européenne et la Pologne avaient exposé leurs points de vue opposés devant la CJUE
<p style="text-align: justify;">Le 11 septembre la Commission européenne et la Pologne avaient exposé leurs points de vue opposés devant la CJUE, la Pologne étant accusée de coupes commerciales à Białowieża et de non-respect de l'ordonnance de la justice européenne demandant l'arrêt provisoire des opérations d'abattage d'arbres dans ce massif héritier des grandes forêts primaires d'Europe.</p>
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"Un incident sans précédent a eu lieu lors de cette session. Le vice-président de la Cour (Antonio Tizzano) est entré dans le rôle de la partie plaignante en suggérant aux représentants de la Commission européenne le contenu de leur motion", a affirmé le ministère polonais de l’environnement dans un communiqué. D'après les médias polonais, la représentante de l'UE n'était pas préparée et le juge Tizzano est intervenu pour lui suggérer des éléments de procédure. Selon le communiqué du ministère, "l'objectif principal (des procédures en cours) est d'humilier la Pologne". Varsovie déclare respecter les directives européennes en la matière et affirme procéder seulement ? des coupes de protection, "nécessaires pour la sécurité publique". Nombre de scientifiques et d'organisations environnementales le contestent et protestent sur place. "Nous respectons l'ordonnance provisoire et allez prouver le contraire!", a tonné mercredi devant la presse Konrad Tomaszewski, le chef de la Direction des forêts polonaises (Lasy Państwowe). Le 15 septembre la CE a envoyé ? la CJUE une demande de sanctions financières contre la Pologne après que le ministère polonais de l’Environnement ne s’est pas conformé ? l’injonction d’arrêt des coupes d'arbres dans la forêt de Białowieża. Bruxelles n’a cependant pas défini le montant des sanctions, laissant ? la CJUE le soin de le faire. En réponse, la Pologne a demandé que la CE présente les preuves, notamment les photos et les cartes, sur lesquelles la Commission Européenne fonde son affirmation concernant le non-respect par la Pologne de l’injonction d’arrêt des coupes d'arbres dans la forêt de Białowieża. La CJUE a fait droit ? la demande de la Pologne, demandant ? la CE de présenter les preuves susdites jusqu’au 22 septembre 2017. Elle a fixé ? la Pologne un nouveau délai pour répondre ? la demande de la CE relative aux sanctions financières. Le 29 septembre le ministère Szyszko a remis en question les preuves apportées par la Commission Européenne devant la Cour de Justice de l'Union européenne censées démontrer l'existence de coupes illégales dans la forêt de Białowieża (photographies satellites). La Pologne "a constaté que les documents apportés par la Commission n'ont aucune valeur en tant que preuves compte tenu de leur faible qualité", a déclaré le ministère de l'Environnement dans un communiqué. Selon Varsovie, ces documents sont "imprécis et il n'y a aucune possibilité de vérifier la date et le lieu où ils ont été recueillis, ce qui remet en question leur fiabilité". Une réponse en ce sens a été adressée ? la CJUE. Le ministère a réaffirmé que la Pologne respectait la décision de la justice européenne et qu'elle ne procédait ? des coupes que pour des raisons de sécurité publique. Le porte-parole du ministère a également déclaré que la Pologne a demandé d'exclure de la procédure le vice-président de la Cour de la Justice de l'UE Antonio Tizzano ? qui elle reproche le manque d'impartialité lors de la dernière audience.
Source : Service Économique Régional