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La Cour des Comptes (NIK) fustige la faible efficacité des autorités polonaises dans la lutte contre le blanchiment d'argent
<p style="text-align: justify;">La NIK constate dans son dernier rapport que seul le travail de l'Inspectorat général d'Information financière (structure placée sous la tutelle du ministère des finances en charge de détecter des opérations suspectes d'une valeur supérieure à 15.000 EUR et de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme), de la KNF (Commission de la supervision financière) et de la Banque centrale donne satisfaction.</p>
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En revanche, les performances des autres administrations impliquées (administration fiscale, tribunaux d'appel, chefs des régions et des powiats), pour lesquels la lutte contre le blanchiment d'argent n'est pas prioritaire, sont très limitées. De plus, il existe un vide juridique car l'activité des bureaux de change via Internet n'est toujours pas concernée par le dispositif. En conséquence, la répression du blanchiment d'argent est quasiment dérisoire : sur un montant estimatif d'argent blanchi en Pologne en 2015 de 17 Mds PLN (4 Mds EUR), le montant saisi par les services de l'Etat n'a atteint que 100 M PLN (en 2014 respectivement 18,2 Mds PLN et 11,5 M PLN). La NIK critique également que les nombre des contrôles effectués par les services spécialisés du ministère des Finances, non seulement est très réduit mais diminue au fil du temps (17 en 2013, 14 en 2014, 6 au 1er semestre 2015). Vu le caractère prioritaire de la lutte contre le blanchiment d'argent, la Cour des Comptes a formulé une série des recommandations afin d'en améliorer l'efficacité dont le renforcement des services spécialisés du ministère des Finances (Inspectorat général de l'information financière GIIF), une meilleure implication des différents services d'Etat et institutions judiciaires (tribunaux, notaires) en charge de signaler les opérations suspectes au GIIF, renforcement de l'activité de contrôle des entités suspectes.
Source : Service Économique Régional