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La capacité nette de financement de l’économie hongroise
<p>La capacité nette de financement de l’économie hongroise s’est établie à 621 Mds HUF (2 Mds €) au troisième trimestre ; elle atteint, selon la Banque centrale, 2 008 Mds HUF (6,4 Mds €) sur l’année glissante T4 2013 – T3 2014, soit 6,4% du PIB hongrois au cours de la période (7,5% pour le seul T3 2014).</p>
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Si le déficit des administrations publiques s’établit ? 71 Mds HUF (225 M€), soit 0,9% du PIB, au troisième trimestre – 103 Mds HUF pour les administrations centrales, 1 Md HUF pour les gouvernements locaux et – 33 Mds HUF pour les caisses de sécurité sociale – il atteint 750 Mds HUF (2,4 Mds €) sur l’année glissante – soit 2,4% du PIB – et reflète le caractère cyclique de la dépense publique, traditionnellement concentrée sur les premiers mois de l’année civile. La dette consolidée des administrations publiques s’établissait au troisième trimestre ? 25 118 Mds HUF (79,7 Mds €), soit 80,3% du PIB, et s’infléchit, comme attendu, sensiblement, en termes relatifs, par rapport au deuxième trimestre (- 2,9 points de PIB). La position créditrice nette de l’économie hongroise vis-? -vis du reste du monde repose donc essentiellement sur les ménages et les entreprises non-financières, dont les capacités de financement se sont établies au troisième trimestre ? respectivement 369 Mds HUF (1,2 Md € ou 4,5% du PIB trimestriel) et 355 Mds HUF (1,1 Md € ou 4,3% du PIB trimestriel), contre 1 888 Mds HUF (6,0 Mds € ou 6,0% du PIB trimestriel) et 936 Mds HUF (3,0 Mds € ou 3,0% du PIB trimestriel) sur l’année glissante. Ces chiffres, qui confirment la forte progression de l’épargne des ménages observée au cours des derniers trimestres (voir ci-contre), reflètent en grande partie l’incidence du règlement des prêts hypothécaires en devises, qui a sensiblement réduit le passif des ménages – dont la dette en forints ressort en revanche ? la hausse – vis-? -vis du reste du monde. On notera en outre que le financement externe des entreprises hongroises a reposé de manière croissante, au troisième trimestre, sur les investissements en capitaux propres, au détriment des instruments obligataires.
Source : Service Economique Régional