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La BERD a publié ses perspectives de printemps pour les Etats d’Europe centrale et balte
<p style="text-align: justify;">Soulignant la dissonance croissante entre les exportateurs de matières premières dépendants de l’économie russe et les importateurs de matières premières tournés vers la zone euro, où la mise en place d’un programme d’achats d’actif à grande échelle devrait jouer favorablement sur les échanges extérieurs – via le taux de change (voir infra) –, le niveau des prix et les conditions de financement des secteurs privé et public, la Banque révise de 0,3 point à 2,9% sa prévision de croissance moyenne pondérée pour l’Europe centrale et balte (incluant la Croatie, mais excluant la République tchèque, sortie de sa zone de couverture depuis 2008) en 2015.</p>
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Les contrastes mis en exergue par la Banque se retrouvent, quoique de façon moins marquée, au sein des Etats d’Europe centrale et balte, ces derniers pâtissant plus que ceux-l? des conséquences de la probable récession russe (- 4,5% prévus en 2015). Ralentie l’an dernier par le secteur externe, la Pologne, qui continuera ? s’appuyer sur sa demande intérieure, devrait ainsi pouvoir également tirer profit de la reprise de l’activité en zone euro ; elle devrait apparaître comme la plus dynamique des économies d’Europe centrale avec des croissances de 3,4 et 3,4% en 2015 et 2016. La conjoncture apparaît également bien orientée en Hongrie, où la prévision est revue de 0,2 point ? la hausse ? 2,5% en 2015 malgré la diminution de facteurs ponctuels favorables ? la hausse de l’investissement, en Slovaquie, où la dépréciation de l’euro (voir ci-contre) s’annonce bénéfique pour le secteur externe et en Slovénie, où la hausse de 0,4 point ? 2,0% des prévisions pour l’exercice actuel reflète un certain équilibre entre secteurs interne et externes. Les Etats baltes voient en revanche leurs perspectives substantiellement dégradées ? la lueur des difficultés de l’économie russe, l’Estonie étant la seule ? éviter une révision ? la baisse de sa prévision de croissance en 2015 ; les trois économies baltes devraient néanmoins, estime la Banque, pouvoir s’appuyer sur une demande interne dynamique et soutenue par la hausse des salaires, mais également par les fonds structurels européens et le programme d’assouplissement quantitatif de la BCE.
Source : Service Economique Régional