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La Banque centrale a annoncé la poursuite de sa politique monétaire en 2018
<p style="text-align: justify;">Dans son communiqué sur les orientations de la politique monétaire en 2018, le Conseil de la Politique monétaire de la Banque centrale a annoncé le maintien de la cible d'inflation à un niveau de 2,5% avec un écart de +/- 1 point.</p>
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Le communiqué confirme que la stabilité des prix demeure le principal objectif de la politique monétaire, de même que le soutien ? la politique économique du gouvernement dès lors que celle-ci est compatible avec l'objectif principal de la stabilité des prix. La politique monétaire en 2018 restera souple et sera conduite de façon ? favoriser une croissance économique équilibrée ainsi que la stabilité du système financier. Les taux directeurs demeureront le principal instrument de la politique monétaire de la NBP. De plus, compte tenu de la surliquidité observée sur le marché bancaire, la NBP annonce la poursuite des opérations régulières d'open market, en principe une fois par semaine. Constatant qu'après deux ans d'inflation négative (2015 et 2016), qui résultait de facteurs externes (inflation importée) dont notamment la baisse des prix mondiaux des matières premières, l'inflation a tendance en ce moment ? devenir stable ? un niveau modéré sachant que l'inflation sous-jacente (prix ? la consommation, ? l'exclusion des prix de l'énergie et de ceux des biens alimentaires) se situera en 2018 ? un niveau probablement plus élevé qu'en 2017. La politique monétaire de la NBP sera toujours effectuée dans le contexte d'un taux de change volatile, la Banque centrale se réservant la possibilité d'intervenir sur le marché des changes. Enfin, le communiqué liste un certain nombre des facteurs de risque et d'incertitude qu'il est impossible de calibrer ? ce stade comme la possibilité d'un affaiblissement de la croissance de certaines économies émergentes (la Chine en particulier) et des Etats-Unis. En ce qui concerne les facteurs de risque sur le marché domestique, la NBP s'interroge sur l'évolution de l'investissement dont la dynamique reste pour l'instant plutôt décevante. Un autre facteur de risque concerne l'incertitude quant ? l'impact de l'évolution observée du marché du travail (diminution du chômage, augmentation de l'emploi, raréfaction de la main d'œuvre notamment pour les postes spécialisés) sur l'évolution de l'inflation.
Source : Service Économique Régional