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Estimation pour 3e trimestre
<p style="text-align: justify;">Selon les données du GUS, la croissance du PIB du 3e trimestre est tombée à 2,5% en g.a., après 3,1% au trimestre précédent. L’estimation est conforme à l'estimation préliminaire du GUS de minovembre, mais est nettement inférieure aux attentes des analystes. La croissance trimestrielle corrigée des variations saisonnières a ralenti à 0,2%, après 0,8% au 2e trimestre. Les données annuelles désaisonnalisées montrent un ralentissement plus net - avec une baisse de 2,2% au 3e trimestre, après 3,1% au 2e trimestre.</p>
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La chute des dépenses en immobilisations brutes s’est creusée de 5,0% au trimestre précédent ? 7,7% au 3e trimestre (consensus du marché ? 4,1%) et ampute de 1,4 pp ? la croissance économique. Il s'agit de la plus forte baisse des investissements depuis le 1 er trimestre de 2002. Cette baisse est due ? une contraction des dépenses des entreprises, principalement dans les secteurs de l'énergie et des transports, associée ? la décélération des investissements publics, financés par les fonds de l'Union européenne. Le déclin des dépenses en capital s’est fait sentir tant au niveau de l’administration centrale, en raison de la mise en attente des investissements dans les infrastructures (construction routière et ferroviaire), qu’au niveau des administrations locales.
Seule la consommation des ménages alimente la croissance du PIB en s’accélérant de 3,3 ? 3,9%. Il apparaît que les 10 Mds PLN versés jusqu’en septembre dans le cadre du programme 500+ ont contribué ? la croissance du revenu disponible des ménages ? hauteur de 2,5 pp, selon l’estimation de la Banque centrale, la NBP, et ? la croissance économique pour 2,3 pp. La hausse des dépenses a également été soutenue par l'amélioration de la situation du marché du travail, la croissance des salaires atteignant 4% et le recul continu du chômage ? des niveaux non observés depuis le début des années 90.
La croissance des exportations a fléchi de 11,4% ? 6,8% au 3e trimestre, tandis que les importations ont augmenté de 7,8%, après une croissance de 10% au 2 e trimestre. En conséquence, la contribution nette des exportations au PIB est devenue négative ? -0,3 pp, après 1 pp au trimestre précédent, résultant d’une part de la faiblesse de la demande étrangère des Etats de la zone euro dans le sillage du référendum Brexit, et d’autre part du besoin en importations résultant de la croissance de la consommation étayée par le programme 500+.
Les stocks des sociétés ont augmenté de 8,7 Mds PLN entre juin et septembre, après avoir augmenté de 4,6 Mds PLN au 2e trimestre. Cette hausse, la plus élevée en cinq ans, est probablement due aux perspectives excessivement optimistes des entreprises quant ? l'impact du programme 500+ sur la demande. La baisse des investissements et la sousperformance de la consommation ayant entraîné la conservation de la plupart des stocks, ce qui a contribué pour 0,8 pp ? la croissance du PIB, les entreprises tendront ? limiter leur production dans les prochains mois afin d’éponger leurs stocks, ce qui devrait peser négativement sur la croissance au 4e trimestre.
Selon l’optique de la production, la valeur ajoutée brute s’accroit de 2,2% en g.a. La valeur ajoutée de l’industrie enregistre une hausse de 3,9%, inférieure ? celle du T2 (5,1%), tandis que la construction poursuit son net repli, -14,8 (-8,9%). Celle du commerce grimpe de 5,8% (contre 5,7%) et celle du secteur des transports et de l’entreposage marque aussi une forte croissance, mais en décélération ? 4,1% (contre 7,1%). Dans les activités financières et d’assurance, leur valeur ajoutée s’accroît de 9,3% (1,2%) ; celle des APU s’accentue de 2,4% (2,5%). Tous les secteurs, mis ? part celui de la construction (-1,2 pp), contribuent positivement ? la croissance. En particulier, l’industrie y contribue pour 1,0 pp, le commerce de gros et de détail pour 0,9 pp et les transports et l’entreposage pour 0,7 pp.
Source : Service Économique Régional