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En accueillant Nestlé et les back-offices de quelques banques, la Pologne compte bien profiter des délocalisations en marge du Brexit
<p style="text-align: justify;">Inquiets de perdre leurs droits d’opération au R-U, les établissements financiers recherchent de nouvelles localisations pour leurs middle et back-offices. Selon la déclaration de Mateusz Morawiecki en mars, le gouvernement vise à attirer quelque 40 000 emplois en provenance de Grande-Bretagne dans le secteur des services aux entreprises cette année, dont une grande part dans la finance.</p>
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La Pologne s'est imposée comme un important site de délocalisation pour les banques, les estimations de transferts d’emplois d’Europe de l’ouest vers la Pologne dans les services financiers passant, cette année, de 35 000 ? 45 000. Le Crédit Suisse, Goldman Sachs et UBS, sont les principales institutions financières ayant délocalisé leurs opérations administratives dans la technologie de l’information et de back-office en Pologne.
Quelque 200 000 personnes travaillent dans des centres d’opérations transfrontalières en Pologne, dont 50 000 au sein de banques internationales, majoritairement concentrées ? Varsovie, Cracovie et Wroclaw. Bien que confronté ? des taux de vacance compris entre 7 et 14%, l’immobilier de bureaux devait s’accroître de 1,3 million de m ? d’ici ? 2018. Dans le même temps, Nestlé compte délocaliser la production de la marque de biscuits Blue Riband en Pologne dans une perspective de réduction des coûts en Europe et au Moyen-Orient, ? laquelle participent les réductions d’effectifs dans les usines britanniques de confiserie du géant agroalimentaire suisse.
Source : Service Économique Régional