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D'après la Banque centrale (NBP), l'impact du Brexit sur l'économie polonaise sera limité sans qu'il puisse être quantifié à ce stade
<p style="text-align: justify;">A la marge du Rapport d'inflation quadrimestriel (cf. <em>infra</em>), la Banque centrale a publié une rapide estimation des conséquences du Brexit sur l'économie polonaise. La NBP indique que <strong>le principal facteur à court terme est l'incertitude</strong> et l'augmentation induite de l'aversion au risque, compte tenu du fait qu'il s'agit d’une opération inédite de sortie de l'un des pays de l'Union européenne.</p>
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L'incidence globale du Brexit sur l'économie polonaise devrait toutefois être limitée et résultera des effets induits pour la Pologne de l'affaiblissement de l'activité économique dans la zone euro. Pour ce qui concerne les échanges commerciaux, il n'est pas possible ? ce stade d'évaluer, d'après la NBP, l'impact du Brexit dans la mesure où les modalités d'accès du Royaume-Uni au marché commun de l'UE ne sont pas encore connues et feront probablement l'objet de longues discussions. Un relèvement des barrières non-tarifaires n'est pas ? exclure. L'impact global d'une hypothétique diminution des échanges extérieurs de la Pologne avec le Royaume-Uni devait être globalement réduit. Ainsi, bien que le Royaume-Uni soit le 2ème partenaire commercial de la Pologne, ses parts de marché sont assez limitées (6,28% des exportations et 2,9% des importations polonaises en 2015). De plus, les effets indirects pour la Pologne de la diminution des échanges avec le Royaume-Uni des autres Etats de l'UE seront probablement faibles car la participation polonaise dans la chaîne de valeur industrielle est pour l'instant limitée. La NBP indique par ailleurs qu'en fonction des négociations sur les modalités du Brexit, un nombre, difficile ? évaluer, de travailleurs polonais séjournant au Royaume-Uni pourraient devoir revenir en Pologne (il s'agit probablement d'un tiers des 685 000 Polonais séjournant dans le RU), ce qui aurait un impact direct, pour l'instant difficilement quantifiable, sur les transferts de migrants effectués par les Polonais, que la NBP a évalués ? 0,25% du PIB en 2015. Enfin, il est fort probable, compte tenu de la position du Royaume-Uni de contributeur net au budget de l'UE, que la Pologne ne puisse bénéficier de façon aussi généreuse que par le passé des fonds communautaires pour la période suivante (2021-2027). On notera cependant que la NBP a révisé en baisse ses projections de croissance de 3,8% ? 3,2% pour 2016, de 3,8% ? 3,5% pour 2017 et de 3,4% ? 3,3% pour 2018, essentiellement pour des facteurs liés ? l’incertitude.
Source : Service Économique Régional