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Dans les négociations sur le Brexit, la défense des droits des ressortissants polonais dans le Royaume-Uni est considérée comme prioritaire
<p style="text-align: justify;">Le Premier ministre Beata Szydło a souligné lors d’un entretien téléphonique avec son homologue britannique Theresa May deux sujets prioritaires pour le gouvernement polonais dans les négociations des conditions du divorce avec le Royaume-Uni : les droits sociaux des Polonais et des autres citoyens européens installés au Royaume-Uni ainsi que la question du budget européen et de la contribution britannique.</p>
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Les deux responsables se sont mis d’accord pour parvenir ? "un processus de sortie aussi fluide que possible". Plus en détail, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes et chef du groupe de travail sur le Brexit Konrad Szymański a exposé, dans son article pour le journal Rzeczpospolita (centre), la vision polonaise du Brexit. Se basant sur le contenu de la lettre de notification officiellement remise mercredi, M. Szymański soutient que "Londres et Varsovie partagent les objectifs les plus stratégiques du processus. Nous voulons que le Royaume-Uni, en sortant de l’Union européenne, ne quitte pas l’Europe, qu’elle ne soit pas punie pour son choix démocratique et que nos futures relations politiques, économiques et dans le domaine de la sécurité soient les plus proches possible". Dans cette perspective, "l’aspiration ? négocier le Brexit sous l’angle des futures relations – voire dans une certaine mesure avec elles – a ses raisons. Cela donnerait la chance d’une plus grande prévisibilité si nécessaire aujourd’hui ? nos économies […] mais aussi ? nos citoyens." M. Szymański déclare également que "du côté de l’UE, nous sommes prêts [comme les Britanniques] ? des discussions […] pour résoudre rapidement les problèmes-clés sur le principe de la réciprocité". Dans le domaine politique, le secrétaire d’Etat expose "deux conditions indispensables pour accélérer la mise en œuvre d’une vision large de nouvelles relations politiques et économiques proches et ambitieuses entre le Royaume-Uni et l’UE". La première est le refus de "retours forcés par la discrimination des citoyens polonais. Tout en soulignant que "la Pologne a un intérêt vital dans la réduction des flux migratoires comme dans le retour au pays des plus larges effectifs possibles", cela ne peut résulter que de "décisions volontaires de se réinstaller en Pologne. La deuxième condition est l’adoption d’un "règlement financier juste", qui toutefois ne doit pas nécessairement prendre la forme d’une "addition pour le Brexit" et en tout cas ne doit pas constituer une "sanction". M. Szymański promet que la Pologne participera aux négociations "dans un esprit de modération et de réalisme politique".
Source : Service Économique Régional