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Au vu des stress-tests opérés, la capacité du secteur bancaire polonais à absorber d’éventuelles pertes demeure élevée mais moins forte que les dernières années

<p style="text-align: justify;">Au vu des stress-tests opérés, la capacité du secteur bancaire polonais à absorber d’éventuelles pertes demeure élevée mais moins forte que les dernières années, d'après le dernier rapport sur la stabilité financier publié par la Banque centrale (NBP). Dans le cadre d’un scénario de choc macroéconomique majeur (croissance de 0,5% en 2016, 1,9% en 2017, augmentation du taux de chômage sur cette période jusqu'à 9,7%, dépréciation substantielle du zloty vis-à-vis du dollar américain et du franc suisse dans le contexte d'un tassement de la croissance dans les économies émergentes), les banques devraient renforcer leurs fonds propres à hauteur de 13,9 Mds PLN (3,1 Mds EUR), ce qui correspond à 125% environ des bénéfices nets enregistrés en 2015.</p>

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La banque centrale avertit également contre le risque pour la stabilité financière véhiculé par le projet de conversion des crédits au logement libellés en CHF en zlotys proposé par le Président de la République alors que les banques subissent déj?  un coût de fonctionnement résultant de la mise en place ?  compter du 1er février 2015 d'un nouvel impôt sur les actifs financiers. D'après les calculs effectués par la NBP, le coût de la conversion en PLN des crédits en CHF au cours rétroactif représenterait pour le secteur bancaire un coût total de 44 Mds PLN (10 Mds EUR environ) dont 35 Mds PLN au titre du coût de conversion des crédits au cours rétroactif et 9 Mds PLN au titre du remboursement aux clients des "spreads" (différence entre le coût d'achat et de vente des CHF aux clients par la banque). A titre de comparaison, le résultat net du secteur bancaire sur les 11 premiers mois 2015 a été de 10,8 Mds PLN (2,5 Mds EUR environ).

La mise en oeuvre du dispositif dans la version proposée par le Président de la République entrainerait ainsi une détérioration de la position capitalistique des banques commerciales, la part des banques qui ne remplissent pas les minima imposés par le régulateur (Tier1 non inférieur ?  10,25%) passerait de 18% (aujourd'hui) ?  72% du total. La NBP recommande donc que l'aide accordée aux emprunteurs des crédits au logement en CHF soit adressée principalement aux ménages en difficultés et non pas ?  l'ensemble des emprunteurs car leur situation financière est globalement bonne au vu du ratio des crédits en souffrance libellés en CHF qui est faible et moins élevé que pour les crédits du même type libellés en PLN. Au total, la part des crédits aux logements défaillants aux ménages représentait fin septembre 2015 3,2% (stable sur un an) alors que le taux des crédits défaillants moyen aux ménages pour le secteur bancaire est était sur cette période de 6,5%.

Source : Service Économique Régional

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