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A la suite du limogeage du ministre des Finances Pawel Szalamacha, tous les principaux leviers du pouvoir concernant l’économie se trouvent dans les mains du ministre du vice-Premier ministre et ministre du Développement Mateusz Morawiecki

<p style="text-align: justify;">Le 28 septembre, la Premier ministre Beata Szydło a indiqué avoir approuvé la demande de démission qui lui a été soumise en début de semaine par le ministre des Finances Pawel Szalamacha. Ce dernier, dans des propos assez énigmatiques, a indiqué plus tard que compte tenu de l’évolution du contexte politique ces derniers jours, il lui était impossible de poursuivre sa mission.</p>

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La fonction de ministre des Finances sera donc dorénavant assurée par le vice-Premier ministre et ministre du Développement Mateusz Morawiecki qui assurera également la présidence d’une structure nouvelle, le Comité économique (existant dans la passé mais supprimé en 2001), auprès du Conseil des ministres, qui sera en charge de garantir une meilleure coordination des politiques publiques dans le domaine de l’économie, ce qui pourrait inclure les transports, l’énergie et l’agriculture.

D’après les déclarations de Mme Szydlo, la nouvelle configuration ministérielle et le renforcement des compétences de M. Morawiecki devraient faciliter la mise en œuvre du plan économique de développement dit "plan Morawiecki" qui vise ?  faire sortir la Pologne du piège du revenu moyen (middle income trap) et ?  axer désormais le développement de la Pologne vers un modèle fondé sur l’innovation. Précédemment ?  sa nomination au poste de ministre des Finances, M. Morawiecki a indiqué qu’il souhaiterait mieux coordonner les différentes politiques publiques économiques et assurer une meilleure coopération des différentes administrations qui ont trop souvent l’habitude de travailler sans se concerter. Parmi les autres priorités ciblées, M. Morawiecki a souligné le souci de poursuivre la stabilité des finances publiques avec un déficit en 2017 inférieur ?  3% du PIB, la réduction de l’écart de TVA (VAT gap), la lutte contre la fraude fiscale ainsi que la mise en œuvre d’un ensemble de facilités administratives pour les entreprises. Les commentateurs politiques indiquent que pour la première fois en Pologne un ministre est doté de compétences aussi larges dans le domaine de l’économie. On note également l’émergence d’un nouveau Centre d’analyses et de planification du développement qui sera dépendant de la chancellerie du Premier ministre.

Source : Service Économique Régional

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